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24 novembre 2013

Rose

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21:12 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

09 novembre 2013

Beau mais pas magique

Le grand sac à dos serait rempli de l’essentiel,
direction le grand nord, là où, vu d’ici,
presque tout parait  blanc
un peu violent
un peu bleu et puis gris aussi
un brin colère
un beau froid polaire
toi et moi au bord d’ici, un peu givrés,
je sais que je le suis
j’imagine un extérieur un brin «  heroic fantasy »  
Je veux sentir le froid me traverser,
et contempler un endroit qui, parait il, est fabuleux
je veux marcher sur un miroir blanc,
et être éblouie par le soleil de minuit.
J’ai tellement envie de découvrir l’endroit où
par an il n’y a
qu’un seul jour,
qu’une seule nuit. 

Je veux faire ce voyage insolite,
c’est plus qu’une envie,
un songe, ma visée, une virtée.
Je sais que ce rêve n’est pas, pour l’instant, financièrement à notre portée,
Quoique… si seulement, j’achetais moins de chaussures et d’autres superficielles conneries…
et si seulement, aussi la croisière ne durait pas si longtemps
si longtemps au milieu de plein gens
qui n’ont rien d'autre à faire, en gros, qu' à se regarder ou se faire remarquer
Nous deux pour une expédition menée en bateau
un très gros bateau
Néanmoins, je voulais quand même te dire que ce si un jour ce voyage pouvait se réaliser,
c’est avec toi que je voudrais le partager,
sinon sans toi à mes côtés
je sais que cet endroit serait beau
mais pas magique….

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00:49 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

02 novembre 2013

quand

Tu m’énerves avec ton chagrin ordinaire, proche du banal égoïsme. Si seulement ta plainte pouvait ne pas m’agacer. Ta litanie ressemble tous les matins à une marche militaire. Des pas en colère s’avançant sur le damier du carrelage de la cuisine. Le teint blanc de ta peau évoque une narcisse blessure, et le noir de tes yeux prouve que tu n’es pas prêt de cicatriser. 
Moi aussi je vais finir par te laisser, me lasser, préférer la voix métallique de la radio plutôt que le couinement de ta peine. Aucune envie de partager ta perpétuité.
Il m’énerve le cliquetis de ta peine, au contraire de toi je ne me suis pas résignée à céder face au mouvement qui me malmène. 
Tu m’énerves avec tes humeurs théâtrales, ces interminables mouvements jamais achevés. Si au moins tes envolées étaient grandioses plutôt que cette voix de dératé . Je me sens si seule avec toi occupé à tenter de rattraper mon temps perdu. Pour moi le passé est devenu monde imaginaire, le seul domaine dans lequel tu évolues et réussis c'est dans ma nostalgie. 
Si seulement, au moins tu avais bien chanté …

je ne comprends pas toujours ce que j'écris ...

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11 mars 2012

AROUND MY WORLD

Le 10 mars 1920, c’est le jour de mes 16ans. Maman me dit de souffler les bougies et de faire un vœu. Mon vouloir me dicte, alors, de voyager pour toute la vie, l’en-vie.
Au lever du soleil, à partir de Picadilly jusqu’ à la gare, après tout j’ai l’âge, celui de l’avidité des sentiments. Le mouvement du train m’amènera jusqu’à un bateau, un grand, un voilier qui prendra tout son temps…
Je sais déjà que j’irai à la conquête des forets vierges à dos de poètes via la 4ème dimension. Le tout sans perdre une seconde, des secondes qui ne m’abandonneront à aucun instant. Ma ronde vagabonde me fera passer aussi par la case prison. Dans le sombre à partir des oubliettes je m’évaderai en contemplant une comète.
Dès le retour de ce rêve c’est dans le jardin des secrets que l’on me retrouvera, around imagination. La fin de ma première histoire, ma pré- histoire sera le début d’une faim de vie...
***
je te l’ai dit pour que tu souviennes de nos matins, sans peine.
Je te l’ai dit pour que tu reparles du verbe aime.
Pour chaque blues du passé, pour les mots prononcés au sein des instants précieux ceux qui ressemblaient à de l’éternité.
Pour les jours que nous appelions tandems.
Pour les jours où tu pleurais sur ton agression, ces jours où devant moi tu refusais de pleurer.
Pour tout cette mémoire que tu aurais tant voulu qu’elle te fasse faux bond.
Toi sue ce fil tendu au dessus du précipice, lien tendu entre tendu entre deux falaises, ces moments là alimentaient le malaise.
Pour la fois où je n’ai pas vu que je te perdais.
Pour la vie .
Pour l’avis, celui de ne pas se résigner.
Je te l’ai dit  tant de fois, et de différentes façons : jeu thème, une idée, un idem.

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00:32 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

29 novembre 2011

19h20

Il est 19h20, le salon n’est éclairé que par deux lampes, et c’est fait exprès. 19h20 veut dire que je suis rentrée depuis 1 heure et sept minutes, exactement.

Il est souvent 19h20 quand je m’enfonce dans mon canapé. Je m’installe pour y regarder le «  Grand journal «  sur canal +. Denisot et Apathie font très bien les parisiens.
Le plat familial surgelé se réchauffe déjà dans le four, je suis douchée et enveloppée dans mon épais pyjama noir.
19h20, je demande à mes deux ados

De un baisser la musique
De deux d’aller se doucher, et plus vite que ça s’il vous plait !


J’attrape la télécommande du chauffage, je ne serais bien qu’à 24 degrés précisément…
19h20, c’est l’heure où j’ai froid, c’est aussi l’heure où je me promets de ne pas grignoter avant le repas.
Les infos ne me rendent pas dépressive, car j’en ai la flemme.
19h20, où en général je relève mes mails à partir de mon Smartphone. Petits ou grands, il y a trop d’écrans qui croisent mon regard.
19h20, c’est l’heure où je m’éteins ….

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22:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

20 novembre 2011

La consternation.

Marie-Chantal, je la revois encore : au jardin public, au milieu des autres mamans en congés parental (issues de différentes catégories socio professionnelles, après tout le square est à tout le monde. Merde! Surtout que c'est toujours mieux qu'un balcon) ,elle, donc assise à coté de moi sur un banc à l’air frais, attendant l’heure d’aller tremper les mioches au bain , en général c’est, depuis la nuit des temps, juste après la fin de la sieste et du gouter.

Je me souviens encore, de l’époque où sur le chemin qui mène à mon boulot, je me demandais si je devais l’envier en la voyant choisir chez Jaccady des robes taille 3 ans en vichy, ou un duffel coat bleu marine.

J’avais les cheveux courts, et son carré, lui, était toujours impeccable, nous étions environ fin des années 90,

Je souris, encore, en me souvenant de ce qu’elle prétendait, elle disait que sans télé dans la maison, c’est raccord avec l’éducation qu’elle a choisi pour ses enfants.

À Noël dernier Louis et Pauline ont reçu respectivement un Mac Book et un I Pad. ( Louis et Pauline : les ados de Marie-Chantal.)

À la place de m'excuser d'avoir un maigre budget, je dis à mes ados à moi en insistant sur un ton ressemblant à un sermon, que Louis et Pauline  n’avaient, sans doute, pas eu la démarche  de se demander si ça valait vraiment le coup d’avoir beaucoup de trucs épatants pour eux tous seuls, des trucs très chers bien évidement. .

Puis je leur demande si nous devions les envier pour autant ? Bref une question équipée de mots, pour eux, chiants.Ils me répondent « BEN OUI  « . C’est à ce moment précis que je sens, que malgré tout qu’ un mince lien s’est tissé entre Marie-Chantel et moi, au fil des années. Dit lien ayant un rapport avec la consternation.

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22:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

02 novembre 2011

Haut et fort

Les rossignols chantaient de plus en plus fort

De plus en plus beau, de plus en plus haut

Si bien, que leur couplet

Nous a coupé la parole

Les non dits se sont envolés un temps

Un silence, un instant, un bémol

qu’il fallait admettre à trouver beau…  

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« Profondeur des sentiments et vanité des apparences « 

J’aime bien ce bout de phrase, ça va avec tout, on peut placer ces quelques mots pour aller un peu partout, paraphraser à souhait. Serait-ce une bobobanalité lors d’un diner ?

Quand elle rentre dans une pièce, c’est comme une bouffée d’air frais et moi j’ étouffe,alors ça me contrarie.

J’ai acheté un livre via le site de la Fnac, je n’ai pas le temps d’aller dans ma librairie et ça me contrarie aussi.

Le soir j’écoute des podcats d’émissions politiques tout en surfant sur Sarenza sans rien pouvoir acheter, parce que c’est trop cher, mais ce n’est pas vraiment ça la vie d’après que j’entends en arrière plan. C’est moyen moyen comme argument pour me consoler.

Je travaille 7h par jour et vois des gens, beaucoup ! Rien à voir avec la «  moi » d’il y a quelques mois, la «  moi » qui travaillait à ses études, et qui écrivait, ça me fait un peu bizarre c’est tout… en entier.

Le soir, parfois, j’ai le regard un peu vide et je ne dis rien, j’ai juste mal au dos et rien d’autre à expliquer, puisque ça va durer des années, je ne veux pas déjà ou encore lasser. Alors je ne pleure pas, à la place mes grands yeux tristes sourient c’est tout.

Le soir, surtout, en rentrant j’ai faim, normalement c’est vendredi pendant ma coupure qu’à la piscine j’irais.

J’ai toujours été nulle pour la concordance des temps, et alors si ça me plait.

Hier j’ai aidé ma fille pour son devoir d’arts plastique, et j’aime bien ce qu’elle fait.

L’Europe va, parait-il, s’écrouler, c’est ballot, je sais…

Voilà voilà

21:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

Nestor est sorti de mon atelier le 16 octobre à 10h47 exactement :

Morceaux choisis de moteur, d'une vieille voiture, transformés en Nestor illustration :

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21:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

23 juillet 2011

Within, and I am silent

Un matin d’il y a longtemps face à l’océan mes larmes semblaient toutes petites, contempler le ressac me rendait, un peu moins amère .C’est à peu près à partir de ce matin là, que j’ai commencé à comprendre comment me détacher d’à peu près tout, tous.
C’est un état d’esprit assez lâche, certes, mais assez confortable,aussi je l’avoue. 
C’est à l’intérieur du souvenir de ce matin d’océan que parfois je me réfugie.
Avoir envie des choses, chaque jour d’avantage un peu moins m’éloigne d’eux, et surtout d’à peu près tout, force aimant …
Dans le silence, je décide, bien trop souvent de m’évanouir. Il y a bien trop à dire, l’écho des mots dérangerait, en toute franchise je pense. Ma voix est bien trop fluette de toute façon. Alors j’écris…


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12:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

28 juin 2011

Jardin

Même les villas secondaires sont entourées de barrières
Rien que des jardins à l’intérieur de ces barreaux
Jardin tu ne vas de soif mourir
Ni me nourrir
Jardin tu es là, et Je t’entretiens
Jardin ton rôle est de me proposer des couleurs
Et du vert à l’heure de l’apéro
Jardin, je t’ai payé suffisamment cher
Jardin, tu es bio, mais pas trop

 

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11:13 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)