02 juillet 2009
Avant de partir en vacances, je fais la pause, la prose.
Le soleil envahit le ciel,
L’astre au mécanisme incontrôlable donne à cette vision un côté mystique ,voir fabuleux
Je ne me sens pas impressionnée par cette idée de lumière sacrée
Cette représentation d’éternité en rien ne m’éblouit
Je constate c’est tout
Le soleil éclaire et réchauffe les jours, et que seuls les hommes allument les incendies
C’est juste une journée d’ été à traverser, un cadran , un rond de feu à supporter
J’attends le calme, la fraîcheur, la nuit
Je ne sais pas faire autrement, je vis tout simplement parfois avec intensité
Il fait chaud
Le soleil envahit le ciel, la chaleur écrase la vie
Je titube et mon corps semble dégouliner en direction du sol
L' idée de faire partie de l’infiniment petit me vient à l’esprit
Marcher et regarder droit devant devient l’ effort des hommes
Les gens ne sont jamais contents de leur sort,
Au solstice d’hiver, ils voudront l'impossible c'est à dire l’été
ÉTAIT
Que tout redevienne comme avant
Certains d’entre nous prierons pour des jours meilleurs,
D’autres chercheront l’état de grâce, sans doute un dieu
Moi je les regarde faire et les laisse faire en souriant
Puis je me détourne, du temps j’en ai peu
peu importe les froids ou la chaleur,
Je choisis d'envahir la vie.

12:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30 juin 2009
Les gens bons.
Proverbe lunois d’ été, était :
Une histoire, une d’amour, d’amitié, de famille, bref l’existence tout court ça s’ attrape ou dérape et les émois ainsi se propagent , avec parfois le regard porté sur des rêves en forme de projets pour les plus chanceux d’entre nous. L’on ne peut rien exiger de ceux que l’on aime, puisque cette démarche en elle-même serait tout sauf de l’amour. Ça serait déplacé, un total désaccord avec la vérité … Les individus ne doivent pas s’excuser d’être normalement égoïstes, des instants à l’imparfait.
Bon sur ces quelques mots, chers lunois je dois, un temps, vous quitter.
Au programme : Montagne puis océan, oh yeah . En rentrant, début août à ma façon, je vous raconterais.

17:55 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 juin 2009
C’est du cinéma néanmoins c’est aussi la vie
C’est du blues et de l’ennui
En fond sonore y a un chanteur qui gémit
C’est du cinéma néanmoins c’est aussi la vie
En paysage y a la mer, un horizon et des rimes
Une ou deux chansons marines
Des pensées, parfois des cris, des écrits
Un état d’esprit
Rien que de l’eau, des larmes une pluie
Un drôle de triste à noyer
Du driste
Cet amer c’est rien que du chagrin à traverser
Ça finit toujours par passer
On vit ou fait semblant
Faim de vie ou survie
Un mélange de bleu et de noir.
De l’espoir puis des déboires.
Trop souvent de déception moi je dis
On essaie l’oubli parfois
Parfois dans du whisky

06:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
28 juin 2009
53 km 500
Ce soir, c’était dîner dans un grand restaurant en bord de plage, à notre façon tous les deux on a voulu fêter l’été comme il le fallait, comme il lui fallait. Il voulait manger beau et bien présenté, moi j’aurais aussi bien croqué un sandwich sur le sable et refait le monde comme je voulais.
Il est toujours aussi beau, beau comme un géant, son assurance m’a une fois de plus bouleversée. Je me fais avoir à chaque fois, et il le sait ... Cet homme m’ a écoutée, m’a sourie en me traitant de foldingo et d’utopiste endurcie en rajoutant de ne surtout jamais rien changer. Je suis de gauche il est de droite, il aime toutes les couleurs, je n’aime que le bleu par dessus tout celui de ses yeux, il est matérialiste, je n’ai jamais de sous sur moi mais je m’en fous et l’apprend à mes enfants, il est déterminé et moi éparpillée, il est trop dur et moi trop vulnérable d’après lui, il n’aime que les femmes et moi les filles et les garçons, il fait avec le monde et moi fuis trop souvent les « gens » , il aime le silence et ne lit pas souvent mes cris, nous nous parlons toujours très calmement … Il s’active : pour lui gagner fait partie du je (jeu), je ne sais pas comment il fait , moi je rêvasse, je le suis et laisse faire.
Il veut à chaque fois tout recommencer… Faire de ce qu il reste encore nos plus belles années, ensemble nous aurons les cheveux blancs. J’ai dit en fin de soirée au milieu d’un sujet super important que mes escarpins noirs me faisaient mal aux pieds, j’avais envie de pleurer… Je me suis déchaussée dès la sortie du grand restaurant, il a souri m’a embrassée dans le cou là où il sait, et nous sommes rentrés main dans la main, mais bien sur j’ai râlé, j’avais trop chaud puis trop froid . Chez lui, chez moi, on s’en fout c’est chez nous même si ….M’aime si c’est ni simple ni facile , c’est juste parce qu'il est tant.
03:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26 juin 2009
Brazil , CIJIPAPALAPALA
Les phares de la voiture déchirent le noir. Je rentre, il est minuit . Rentrer plus tard serait un crime. Moi tête en l’air et chaussures en vert, c’est un clin d’œil que j’ai fait à Cendrillon, grillon, chant des cigales et flonflons.
J’ai bien aimé ce dernier soir, la dernière répétition, le tour du stade improvisé, on a un peu dévissé vers la fin, pas grave nous étions contents de ce sympathique moment. On a joué tous ensemble, répété avant le grand soir, le dernier de la saison. Vendredi nous serons tous habillés en blanc comme de la lumière, nous serons souriants,nous jouerons sur le n’ rédo en tentant de ne pas se planter sur le break de la mort.
Dans la voiture, le son est à fond, Barbara chante rien que pour moi, ça me change du son des percus, je commence à pénéter tout doucement dans mon monde, la nuit, le début de l'ennui.
J’ai parlé d’elle ce soir, personne de mon entourage ne connaît ses chansons, à part celle de l’aigle noir, je trouve que c’est dommage. Et puis non tant mieux finalement,ça me donne l’impression que cette fée ne parle qu’à moi.
J’aimerais bien être cette grande dame brune parfois.. .J'attends que ma joie revienne

05:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Latent.
On attendant des soulirs verts j'ai acheté ....
03:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 juin 2009
Bon ben faut bosser ....
Ma vie en roman photo illustration :
AVANT MON SHOOT DE CHOCOLAT :

APRÈS 3 BARRES :

BON C EST LUNDI FAUT TRAVAILLER , FINI LE REPOS :

13:57 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12 juin 2009
C'est de la folie, timeo es ere timui, et intervention de prose .
J’ai anticipé sans le faire exprès, j’ai flippé avant même de morfler : c'était le préliminaire avant d'être en colère. J'ai pleuré, y en a qui disent que pleurer il n’ y a que ça de vrai . C’était tout à fait de l’ émoi, en tous cas ça en avait la couleur, l’odeur et le goût, un peu celui du cafard. Ça m’atteint de plein fouet par devant par derrière par le flanc, ça me va droit au cœur, transperce la pompe à sang. C’est assez violent et bouleversant, c’est un 8/10 de putain de tremblement de taire. C’est redoutable et magnifique à la fois, c’est un peu comme la recherche du courage, cette trouille pour de bleu …. tant pis si j’y perds mon âme, ma raison et mon latin. Au moins je ne serais plus équipée pour être terrorisée.. .En pleine crise de flip est mon capital humain.
Utiliser les mots bleus pour décrire les coups.
timeo es ere timui

08:20 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10 juin 2009
Le marchand de sable .
Parler vite, trop vite et sans regarder illustration :
- Bonjourmadameinstallezvous
- Bonjour monsieur
-Bonalorsalorsâgepoidstaillevousfumezsiouiàquellefréquenceavezvousdesallergies?
Onrremplitlequestionnaireetonafini.
-Alorsalorsj’aimeraispouvoirdire20ans906090maisc’estpaslecaslavéritéestdansmondossier
ouijefumeparfoislamoquetteetpasd’allergies.- Reprise de ma respiration -
Benditesdoncjesuisessouffléemoiàfairedesphrasesd’unseulmotcommevousc’estcommelacourse
c’estpasfacilenotezledansledossierquejem’essoufflevitevoilàc’estdit

17:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 juin 2009
C'était .
Des photos encadrées, des bricoles, des bibelots, tout ça rien que des souvenirs.
Rien que des objets, posés là, sur des étagères et des buffets, ça me fait penser à des trophées .
Puis l’on s’aperçoit de temps en temps, ou une fois par semaine, selon, qu’il faut leur faire la poussière.
La salle à manger est ornée, la pièce à vivre comme on dit est propre et jolie. Espace accessoirisé ainsi de sujets de conversation prêts à être servis autour de certains dîners… Des épisodes, les bonnes heures qui rassurent et qui réchauffent l’existence même en été.
09:51 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
06 juin 2009
Vers la douceur
Pourquoi ?
Ben parce que ...
Combattant de l'ennui, spectateur du néant
09:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04 juin 2009
Panda Vador ceinture noire de bobsleigh
Ecoutez moi les petits n’enfants, apprenez à devenir Panda Vador :
Pour vous aider à vous guérir de vos futures défaillances et fêlures, l’on devrait vous apprendre les enfants à vous plier, vous laisser guider par une certaine forme d’audace décontractée. Je vous parle d’un métissage de souplesse et du cran de ne pas vous résigner, malgré tout .
Mais voilà, vous avez la tête pleine d’envies et de l’impatience plein les yeux. Tentez d’être heureux mais pas trop courageux. Sait-on jamais ça pourrait marcher, soyez forts mais pas premiers.
Les contes et votre histoire vous apprendront que les réflexes avec l’âge s’atténuent... Vous verrez, vivrez ! Et si entre deux précipices, la corde autour de la carotide se serre et que la gorge paraît nouée, songez que ça aussi c’est la vie, c’est – à dire beaucoup de chagrin… aussi . Néanmoins pas forcément chiant comme de vieilles larmes et une goutte au nez. La nostalgie un instant pourra vous aider.
Et si le chaperon rouge avait porté des talons aiguilles , qu’est que cela aurait changé ? Rien on aurait quand même sorti du monstre les "trips" .
Elle me manque, hélas. Mais qui te manque ? - L’ audace, quand de bon gré je m’autorisais à me planter .J ‘en reste là, là les frissons. Mais bon…Tant pis, à la place j’irais voir des gens.

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03 juin 2009
Froides les sueurs
Elle a trop chaud, ses bouffées de chaleur lui font parfois peur
Dans tous ses états, tensions et vapeurs
Son enveloppe ne ressemblera bientôt qu’à une vieille croûte
Même le soleil la gêne, elle ne le supporte plus…
Elle se sent usée, fatiguée, mal équipée pour finir le chemin
Elle est lasse et a tout le temps faim
Une faim jamais assouvie
Insomniaque, et souvent en alerte
Face à la lune, elle n’a de cesse de songer à la fin
Dans tous ses états, et tout semble aller de travers
Elle est en pleine crise, c’est la guerre des nerfs
Tout un monde n’ayant de cesse de l’agresser
Si vous songez à une dame pré ménopausée
Vous vous trompez, réfléchissez...
Une planète irritée par tous ces parasites, rien que des humains
Ceux qui en sont arriver à fabriquer des bombes, manière d’équilibrer leurs peurs
Le ridicule des hommes la tuera, c’est certain !
Peut-être un texte enfantin mais bon ...

17:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29 mai 2009
Les rues en fête de Fleury d'Aude
Faire partie d’une Batucada, cette Batucada là : Koré Percus
Poussée par ma sœur,en septembre moi et ma tendance de solitaire ont pour une fois dit oui... Il n’a pas été très difficile de faire partie de cette troupe, c'est à dire d'aller à la rencontre de ces gens, tous des gentils. Nous tous réunis et motivés par l’envie d’apprendre à jouer sur cette drôle de musique.
Tous les jeudis de cette année ce fut répétition, et demain soir nous défilerons dans les rues en fête de Fleury d’Aude.
Il sera très facile de nous trouver, la troupe sera tout de blanc vêtue et fera beaucoup de bruit : samba reggae et son des percus …
Heu, j’ai carrément un peu le trac !!!!!!

15:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
24 mai 2009
Mais dire .
T’apercevoir un peu, un peu de toi via le visage d’une autre. Je suis tombé sur une femme qui te ressemblait, tant.
J’ai fixé cette fille, mon regard insistait.
Lourdement .
Moi là, tout seul, à me rappeler.
Une envie folle de l’aborder s’est envisagée.
Je me suis ravisé, en une seconde j’ai reculé.
Parce qu’ au fond, à quoi bon de toute façon.
Je suis tombé sur ce visage, mais ce n’était pas assez.
Je n’ai de cesse de te chercher
Voilà, en fait, l’explication..
J’ai reculé, trébuché dans le passé
Je suis imparfait.
Parler à ta doublure, aurait été une erreur ….
Une pathétique comparaison, doux leurre, à la rigueur.
J’ai rencontré une parcelle de toi,un instant .
En cette seconde, le monde m’a paru trop vaste,trop grand.
Elle a activé son pas, s’est éloignée. Mon regard indiscret a dû provoquer en elle une gêne, peut-être même une légère peur.
Je suis confus de cette faute d’inattention, j’ai scruté un visage avec indiscrétion. Le trouble règne, le manque envahit chacun de mes pas. J’ai cédé à l’envie de croire à un hasard, commun signe dérisoire, face à face : le manque et moi .
Qu’aurais-je bien pu lui dire à cette femme ? Bonjour madame , arrêtez vous , je vous prie . Laissez- moi scruter vos traits, s’il vous plait. Souligner l’attrait d’une rencontre déjà « passé ». Elle m’aurait pris pour un bizarre, un curieux con.
S’il faut, elle m’aurait collé, en plus, un marron !
**********
les mains au contact
se réchauffer
1 instant , de bonne heure
aux parfums rêveurs
l’arôme d’ un thé bleu cerise
le goût d’ un ailleurs
**********
Et si j’étais une langue je voudrais qu’elle soit le langage du cœur , je me fous qu’elle soit trop blablas ! Je ne veux pas de cynisme pour faire bien, ou pour de rire . Je ne veux pas qu’elle soit de bois , moi je veux dire et pourquoi pas l’écrire .
La langue goûte à tout . Goutte à goutte saliver. Dire , disons tout , ce doux n’importe quoi à la folie mais dire , mes dires , les autres peuvent médire je m’en fous . Si j’étais langue je lècherais tout à la folie pas du tout.
**********
Si seulement l'oubli ....

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22 mai 2009
Sur la Comédie dans la journée .
19:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 mai 2009
S'aider un peu.
Je me laisse idéaliser des endroits parait-il de rêve où je n'irais sans doute jamais , ça me procure une petite part de dolce vita à placer dans un coin de ma tête. Céder ainsi des instants de rêveries sur la réalité , c'est ne pas capituler beaucoup, comme j'ai entendu dire je ne sais plus où ...peut-être était-ce écrit dans un film bleu.
Proverbe lunois

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16 mai 2009
Les pas bleus
À pas lents et hésitants, des petits pieds enfermés dans le velours d’un pyjama, s’aventurent à descendre du lit. La lumière du couloir guide les petits pieds bleus. La silhouette du petit pyjama lentement atteint l’embrasure de la porte de la chambre des parents. La fillette a réussi le plus difficile : braver le sombre de la nuit. C’est vers maman que le petit bout d’humain vient. La mère se réveille et s’aperçoit que ça ne va pas …Elle conduit sa fille jusque dans la salle de bains . La douceur d’un geste, et la fraîcheur d’un gant de toilette posé sur le petit nez rassure fille et mère. La nuit pourra, alors, continuer, se terminer à la grâce d’un baiser . Une nuit perforée par un saignement de nez …. Demain soir, il n’y paraîtra plus, les draps seront à nouveau frais et douillets .

11:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
11 mai 2009
Ne rien dire .
Il est facile de deviner que ma mère guette notre arrivée. Je la vois en compagnie de son large sourire sortir de la maison, alors que notre voiture n’est pas encore tout à fait garée dans l’allée. Elle nous attend depuis un moment déjà, ça se voit. Mais depuis quand ? C’est vrai que nous ne venons pas souvent. Le sourire de l’impatiente disparaît, nous sommes que tous les deux.
- « Non le petit n’est pas venu, il travaille ses partiels « .
C’est important ?
Papa n’est pas loin derrière et rejoint maman. Avant même de nous dire bonjour, mon père te félicite pour ta nouvelle acquisition. Plus tard en catimini dans la cuisine, maman me dit qu’elle est ravie de ta réussite.
- « Mais dis moi, ce sac aussi est nouveau «
Je ne dis rien, un sourire complice suffira, le café est sur le plateau, je le porte au séjour. Je sais que tu veux repartir tôt. On dirait que seul ton temps est précieux.
Sur le chemin du retour, dans cette voiture, il y fait froid. La clim balaye devant moi, je ne dis rien et me contente de mettre mon gilet. Nous sommes en juillet…
Une grosse voiture qui rejoint une grande maison. L’habitacle est large, trop à mon goût.Tu ne comprends pas pourquoi, je n’apprécie pas.
Une Audi Q7 qui sent le neuf dedans, une odeur à laquelle je ne m’habitue pas. Elle me met mal à l’aise. Ta réussite me complexe, je n’assume pas, tu crois ? Te dire que je trouve tout ce confort vulgaire, serait hypocrite, après tout personne ne me force à y monter dans cette voiture. C’est avec toi que je choisis de faire le chemin, malgré tout.
Cette voiture ne me plait pas, je trouve son habitacle trop large. Mon bras n’est pas assez long pour rejoindre ta main. Je suis un peu écoeurée de cet éloignement parce que je pense qu’il nous coûte cher.
Je voudrais te faire comprendre que ce ne sont rien que de grandes et grosses choses placées entre nous. On ne se voit plus très bien à cause d’elles. Des choses sensées faciliter la vie, alors qu’en fait elles compliquent tout.
Mais je me tais, même si cela ne me fait pas rien. Rien que de l’espace en trop, moi je préférais les endroits d’avant. Des lieux exigus qui nous offraient rien que des instants. Nous étions proches, serrés, et j’adorais la vie qui débordait.
- « Pourquoi ne partons nous pas, ailleurs, un moment ? «
Là c’est toi qui ne dit rien, tu ne réponds pas…

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08 mai 2009
Début de saison
20:39 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



