04 novembre 2009

Faire le point . J + des poussières

  • Un peu de surmenage : allume une clope et un peu de ton stress partira en fumée, ut penses  que c’est mérité.
  • Un instant à toi et rien qu’à toi c’est-à-dire la pause thé parfumé : allume une clope et un biscuit pour tremper ne sera pas mangé.
  • Un long moment coincé en voiture, parce que ta voiture est à 18h sur le boulevard qu’il ne faut pas: allume une clope, ça t’évitera de râler.
  • Un moment dehors et dans le froid à attendre ta copine qui tarde à venir : allume une clope et t’auras l’impression d’avoir moins froid et l’impatience s’atténuera. Une illusion.
  • Refaire le monde le samedi soir avec tes copains : fais tourner la clope magique, celle qui fabrique des nuages et ut relativiseras.
  • Un moment à buter sur un texte ou une idée : ut sors et vas dans le jardin pour fumer ta clope, ut respires à la fois du goudron et du bon air, ut comprends alors que ton avis peut être nuancé, ça t’inspire .
  • Deux heures de ménage, 120 minutes passées donc à dépoussiérer l’intérieur de ta vie : à la fin ça sera  une clope en conclusion, puisque je ne vois pas comment cela peut se terminer autrement.
  • Un dimanche à la fin d’un grand  repas de famille et au moment pile du dessert (le truc glacé qui t’écoeure parce qu’il y a des bouts de poire dedans ) : Tu vas dehors rappeler à table les enfants, mais ut ments c’est que  t’as juste pas envie de contrarier tes parents, ta clope est à ce moment précis ton amie, l’alibi. Tes mains et ta bouche sont, enfin vraiment, occupées …ce n’est plus par les oreilles qua la fumée va sortir.
  • Pendant un court instant le temps t’appartient, pour une fois t’as rien à faire, à part contempler le sablier : Tant qu’à faire autant créer un écran de fumée…

Ben voilà c’est à peu près tout ça que je viens de changer :  à part un peu d’énervement, plus de marche et de natation, j’ai un grand besoin d’imagination pour casser tous mes rituels, les modifier . Vouloir estomper le voile posé sur mes poumons, c’est aussi me dévoiler autrement clarifier les situations…

NON Charlotte on ne donne pas de nicorette au chien !!!!! J’ai besoin des deux !

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EH la ...elle a

J’ai pu goûter, à nouveau,  à la candeur et à une certaine forme d’insouciance autant que je le pouvais, même si c’était par procuration. Les observer m’a, parfois, ramenée aux meilleurs moments d’en arrière : mon passé, les sensations d’enfant, ces instants qui collent à la peau comme des bonbons.

Je savais bien au fond de moi que cela serait la dernière fois que j’aurais la patience de faire, amplement, la connaissance et l’occasion de rencontrer des gens neufs et directement liés à moi : mes enfants.

D’avoir fait leur connaissance, je n’en ne me remets pas… Et j’adore cela/ceux-là.

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30 octobre 2009

M'accompagne

Je travaille à partir de chez moi. Je prépare mes dossiers, les tableaux Excel quadrillent mes journées.

J’écoute la radio pendant ce temps , pas la radio qui chante mais celle qui parle. Les journalistes  commentent et les hommes politiques semblent faire leur promo … Je les écoute tous parler du monde en pleine crise de nerfs, du grand emprunt, et de blablabla

J’écoute ces voix tenter d’expliquer le monde, elles ont toutes un avis, une théorie, c’est parfois étonnant, mais à force pesant.

Puis je coupe le son, j’attends mes enfants, le bus de l’école va me les ramener  à 17h46 exactement. Mon ado fera- t- il la gueule aujourd'hui ?  Puis restera mon époux, il rentrera à la nuit tombée... c'est tout le temps.

La solitude m’accompagne, et ce chien qui ne me quitte jamais. Cyrus est grand, fort,placide et calme, un chien tout blanc. Moi seule trouve qu 'il  ressemble à un ange, c’est mon gardien sur cette minuscule partie du monde. 

Celui qui  a dit : si ut veux un ami trouve un chien avait raison.

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23 octobre 2009

Affranchir

Garder en tête l’intense
Des instants à franchir
Puis
Des états d’âme à parcourir
Des limites à découvrir
Ou
Juste se contenter de maintenir
Une vision, un souvenir
Mais
Tout de même
Garder le sourire .

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21 octobre 2009

Nager comme un poisson clown...

Illustration :

Comme je ne peux plus courir, ben je vais nager donc…Je me suis rendue compte que j’aimais bien ça… nager….

J’aime tant ça, que ce matin j’ai nagé en brasse coulée durant 1h et demie. Waw ! j’étais trop  contente de l’effort accompli, de l’énergie retrouvée , mais contente juste un bref instant ….seulement.

Pourquoi ?

La réponse est dans le proverbe lunois ci-joint :
Quand tu mets tes lunettes de natation le matin et pour un certain temps, pense à ne pas trop serrer l’élastique qui tient lesdites lunettes de natation *….Sinon t’auras des sortes de grandes poches sous les yeux pour le restant de ta journée.

En plus aujourd’hui ça tombait bien puisque mon fils et moi devions nous présenter à un rendez-vous super important en tout début d’après midi… Mon fils mort de rire bien entendu  …


* lunettes dont le principe est de garder les yeux au sec, le principe de la ventouse en fait…

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15 octobre 2009

Passer un moment à travailler sur un sourire ...

Illustration :

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Orientation, filiale : fils de mon père...

  • Maman ut m'aides à remplir le formulaire d'orientation ? Steup !!!
  • Ben c'est pas seconde STI que ut veux cocher sur le formulmaire, puis BTS audiovisuel puis 4 ans d'école de cinéma puis 2ans de stage , puis ....Puis  d'ici là, si la planète n'éclate pas ut trouveras, peut-être, du boulot .
  • Moui...bof
  • T'as changé d'avis ?
  • Non, mais tous les jeunes devraient pouvoir accéder, sur le papier, à la case : fils de mon père ?  non ? ça a l'air moins long et plus facile pour la suite...
  • Moui...mais ça saurait si, d'ici bas,  nous démarrerions tous de la même case de départ ....En attendant, arrête de polémiquer et va faire tes devoirs ! Sais ut que de la chance ?
  • Ah bon !
  • Ben oui c'est une chance de pouvoir aller à l'école ...

balance.jpgVu à la télé.

 

 

12 octobre 2009

Tic tac de doigts

Au mitan du groupe, au milieu de la troupe, un étranger se faufile. À mi-temps du chemin, parfois, une étrange aire se dessine, l’étrange erre derrière un chemin: asile d’ alliés nés ou refuge des fous , c’est un espace à plein "tant ", un repos, un extra-vacant , parfois un sous-pire.

Caché là, derrière des voiles, se figure un air bizarre, un souffle, on dirait de l’ inspiration.

L’étrange est presque chien ,il se cache, c'est le masque posé sur un désir envisagé, comme un loup au milieu de la meute. Je trouve cet « émoi » très beau, on dirait la vraie vie mais en mieux.

L’ issue d’un répit, puis quelques tremblements, continuer malgré tout et feindre l’oubli . Pas d’issue de retour, les machines à remonter le temps ça n’existe pas, les erreurs ça ne s’effacent pas comme ça, en un tic tac de doigts.

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09 octobre 2009

Desistoire

Au réveil c’est toute seule dans le lit
Son mec est parti juste après minuit
(Une brève histoire tout compte fait)
hé non la vie c’est pas un conte de fée
Elle doit se lever pour ne pas aller au tapis
À ses pieds  le début de la  journée
A de la peine à se dérouler

Elle songe aller vers son magasin préféré

S'acheter  des souliers verts,

Le désir de s'équiper d'une folie passagère
Un instant oublier,
Il en faut des très beaux et très chers,
Faut au moins ça pour diluer l'amer
Elle part un instant de la maison

S’éloigner  du sentiment d’abandon

Son mec s’est pris pour Cendrillon

Le genre de type qui part juste après minuit

La laissant avec le souvenir du grand frisson

Au réveil c’est toute seule dans le lit

J’ai croisé cette fille et son regard
Dedans c’est fragile comme du verre
Ses yeux racontent un départ
C’est souvent la même histoire

Un genre de chagrin standard....

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08 octobre 2009

Je sais qu'il me manque un truc, mais je ne sais pas quoi

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04 octobre 2009

Une façon de dire connard à un connard.

Depuis LE début  certains faits inattendus illustration :


En quatre jours j’ai fait 6h de sport, mon médecin m’a dit que j’avais eu tort, par lui je me suis fait gronder.

En voiture j’ai dit connard à un connard, pourtant un tel comportement chez moi reste assez rare.

J’ai tondu le gazon, ça aussi c’est assez inhabituel dans mon modus operandi :

quand mon mec est rentré et qu’il a constaté l’ampleur du résultat de ladite activité improvisée. J’ai vu dans son regard comme un gros point d’exclamation en plus de l’interrogation. Mais il n’a trop rien dit, car il sait qu’en ce moment avec moi il faut être assez prudent. Ne pas s’aventurer à me contrarier.

J’ai ciré, en un matin, toutes mes chaussures d’hiver, pourtant j’avais d’autres trucs beaucoup plus importants à faire.

Cela ne m’a pas empêché d’insister et d’achever ma démarche, c’est donc en début d’après-midi que j’ai continué de laisser tomber les trucs importants : travail famille et amies.Un moment rien qu’à mouuuuuuuaaaaaaa pour aller habiller mes pieds…

ça me fait comme des fractionnés dans le cœur et dans les mouvements d’humeur.

Je suis très énervée et à la fois très fatiguée. Je bouge sans arrêt et n’arrive pas à m’arrêter, je ne vous parle même pas de certaines bouffées de chaleur .

J’essaye de manger sage comme on m’a dit, légumes et sucres lents, mais voilà je reste intransigeante sur les fruits.

Parce que je déteste ça les fruits et les poires en particuliers .

NON mes hormones ne sont pas en folie,

NON je n’attends pas de bébé,

NON ce n’est pas la faute de la pleine lune .

J’essaye juste d’arrêter de fumer …

Mes nicorettes, p'tain où sont mes nicorettes viiiiiiiiittttttttttteeeeeeeee.

 

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30 septembre 2009

Comme une poignée de mains.

C’était bien. Oui lundi c’était bien . Toutes les quatre nous nous sommes retrouvées, c’était presque un peu comme avant. Pour une fois nous n’avons pas fait que nous croiser. Nous nous sommes arrêtées, chacune sur notre cas…Trois drôles de dames et l'une: des amies   réunies, unies.

Un lundi presque comme avant, avant nos tempêtes respectives.

Un lundi où l’on a posé des pourquoi sur la toile cirée à coté du café, tour à tour on a tenté de comprendre pourquoi des gens nous ont fait croire à des "choses" extra-ordianires. Mais chacune d’entre nous sait qu’il y a beaucoup de « choses » qui ne s’expliquent pas . Enfin non toujours une, la même : l'absence de compréhension face au manque, ou manque d’importance selon  …

Un lundi et nous quatre autour de cette table à boire du café ou du thé, le temps d’un après-midi nous avons reformé notre cercle privé. Une table ronde à l’intérieur de notre carré . Un instant sans enfants, sans hommes, sans insister sur les raisons de mes absences répétées en particuliers.

Un lundi, un débriefing improvisé.

Un lundi avec une bougie sur un petit gâteau pour Magalie, le récit d’un voyage en Belgique par Syl, la bonne humeur de Stef à l’honneur, l’oubli volontaire de mon cynisme dans la conversation. Même s’il y a eu exception quand le sujet de nos mères, et de nos ados fut abordé.

Il était touchant cet élégant moment de complicité , en arrière plan j’ai même observé de la nostalgie et un brin de mélancolie.

J’ai bien aimé, ça m’ a fait du bien… Du bien de retrouver mes trois amies. J’en ai peu des amies en vérité, si peu que ça ne remplit même pas une main…Toutefois ça agite ma tête et mes doigts quand je les décris .

Nous nous sommes quittées sans se donner de rendez-vous précis, parce que nous n’avons pas besoin de jour à fixer , ni de dîner  à organiser pour se retrouver. On sait juste qu’en janvier trois d’entre nous iront loin, très loin, enfin si nos vies le veulent bien.

Cyrus mon chours est couché à mes pieds, le tic tac provoqué par le bruit de mes doigts sur le clavier lui donne envie de dormir, et moi l’envie de passer un instant à rêvasser.

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25 septembre 2009

Faire des pieds et ma main.

Maman je veux que ut me rendes ma gomme !

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07 septembre 2009

De retour

De retour dans quelques instants, petite interruption des programmes jusqu' au mois d'octobre. Portez vous bien lunois .

Ce n'est pas la "faim" , comme il dit : I will be back.

 

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03 septembre 2009

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Je l'ai fait ! Enfin on me l'a fait plutôt ... clique l@

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28 août 2009

Voilà voilà donc ...

Comment installer un silence pesant dans une pièce, néanmoins sans le faire exprès…

Illustration :

tranche de brie Petite histoire entre mon dentiste et moi. Ce matin était le dernier jour des soins, et pourquoi ne pas terminer en beauté, c’est-à-dire avec le détartrage…Un dernier rancard inoubliable quoi.

Au moment de donner ma carte vitale : j’ai en corps cette sensation bizarre sur les dents, les frissons à cause de la roulette, le goût dégueulasse du bain de bouche sur les papilles , et je pense avoir bientôt la migraine puisque j’attends qu’il m’annonce le montant du chèque que je m’apprête à signer…

- « Bon, désolé je pense que cette fois-ci ça été assez douloureux, néanmoins vous pouvez vous dire que vous serez tranquille pour un bon bout de temps«

- « En effet, je confirme j’ai eu mal, très mal même. J’avoue qu’au moment du passage de la grosse roulette, je vous aurais bien tiré les cheveux . «

Et c’est en terminant cette phrase que je remarque et réalise un détail auquel je n’avais jamais fait attention jusqu’ à ce matin : c’est que mon dentiste, ben des cheveux, il n’en n’a pas !

En guise de réponse j’ai eu droit à un soupir, et à une sucette sans sucre…

À moi une sucette :  37 ans  ayant un boulot intéressant, épouse, mère de 2 beaux enfants… Bon ok c’était mérité.

 

Voilà voilà donc…

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25 août 2009

L'âge des tendres

On nous avait appris que des vies une seule nous appartiendrait

Et on savait que définitivement, un jour ça se terminerait

Nous étions jeunes et belles, nous avions la taille fine

Un particulier manque d’appétit nous façonnait

Mais il n’y avait pas que ça qui les agaçait, les troublait

Eux les déjà vieux

Elle avec ses cheveux courts

Autour de son visage c’était que du noir et des reflets bleus

Tandis que moi c’était tout le contraire, un vague chignon lourd

Jusqu’au bout fines et féminines à deux,

À notre façon, nous nous ressemblions

Elle me faisait fondre, je la faisais craquer,

Quand j’y repense , je suis attendrie

Elle portant cette robe étrange, qui sortait de je ne sais où

Une robe devenant belle puisqu’ elle était dedans

J’aimais bien la regarder marcher, c’est vers moi qu’elle avançait.

Nos regards se croisaient et plus rien d’autre n’existait.

Cette fille-là, à l’époque n’embrassait que moi,

La 1ere fois ça ne m’a pas fait étrange

Nous nous adorions, je crois bien que l’on s’aimait

Pour de vrai et sans éternité

Même si nous étions en corps presque des enfants

Soudées l’une à l’autre, nous pensions que c’était plus facile d’en vouloir à la taire entière

On n’avait déjà tant partagé déjà dans le domaine de la contrariété et de l’amitié

Nous voulions que cet épisode tombe dans nos vies

C’était un duo étrange pour certains, dérangeant pour les parents

Nous étions du même genre, et de la même trempe,

Nous n’étions pas sœurs et comme les autres nous nous aimions

15 ans  + 15ans  ça nous donnait pas l’envie d’atteindre l’âge des raisons

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19 août 2009

LA MONTAGNE DE MOTS suite

Un livre le mien , sur les étagères d'une nouvelle  librairie depuis hier :

Librairie Le Verger-des-Reines
3, rue René Roëckel
92 340 Bourg-la-Reine

Mon livre a fait tous ces km grâce à un lunois .

Merci infiniment à Dom pour sa confiance, son affection, son amitié, son coup de pouce, le grain de sucre qu'il a mis dans la vie de ce livre.Comme j'aime le dire : histoire de lune, l'une d'entre elles, peut-être un peu la mienne...

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18 août 2009

Le type d'une journée.

Ils dorment tous, encore,  et ils ratent un truc, ils ne voient pas le petit matin dans les yeux. Cette phrase  pourrait résumer mon été, cet été. J’étais.

La plupart du temps, durant ces 2 mois, je me suis levée très tôt, ou je n’ai pas dormi du tout. J’ai donc pu profiter à la fois de la fraîcheur et du lever du soleil. J’aime bien la clarté à sept heure, cette vision du monde dans lequel je vis, un instant dédié à l’illusion d’avoir les idées claires.

Les journées ont été et sont encore pour certaines comme des fièvres : il a fait et continue de faire très chaud et c’est en début d’après-midi que l’ organisme supporte le plus mal les pics de températures.

L’air que l’on respire semble brûlant, nos corps pleurent, c’est rien, rien que de la sueur.

En rien cela ne facilite le rapprochement des peaux. Chaque geste devient labeur. C’est à cet instant précis que mon humeur s’assombrit.

C’est aux environs de 18 heures que l’on comprend que le village où j’habite n’est pas un désert. Les gens apparaissent, certains commencent à sortir de chez eux, sous les platanes et sur les bancs les anciens aiment se rencontrer, d’autres reviennent de leur travail en voiture climatisée. Ils se rapprochent de leur lotissement de leur vie de quartier.

L’on peut entendre les cris des enfants libérés dans les jardins, l’on devine que ce sont les sauts dans les piscines qui les font crier. Ils se jettent à l’eau sans arrêt, les enfants ne supportent pas les temps morts. Parfois je les envie  …D’ autres un peu moins privilégiés traînent sur la place du village, là où la fontaine a été désignée comme point de ralliement, d’une certaine façon pour eux aussi ce sont là également des instants de flottement.

20 h, c’ est l’heure, de saler les tranches de tomates, elles vont transpirer pendant une demi heure, un filet d’huile d’olive et un peu de basilic, et le tour sera joué.

Comme par enchantement il se fait tard, une journée s’est passée. Je voudrais que le temps m'appartienne, qu'il soit mon jouet. La nuit s’est faufilée, sur la terrasse la lumière semble tamisée à cause des photophores, je gribouille quelques trucs sur mon bloc à dessin. Personne ne s’aperçoit que je me suis tu.

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16 août 2009

Demie graine

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