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10 janvier 2015

je suis Charlie

J’écoute cette vieille chanson pour l’état d‘esprit d’aujourd’hui, elle est parfaite. Et tant pis si je ne souviens plus comment j’ai rencontré ces couplets. Les premières notes ressemblent à un rockingchair, et de l’abandon.
Je n’en peux plus d’entendre les gens parler fort et à toute vitesse. Aujourd’hui, ça sera regard en arrière, tenter de me souvenir depuis combien de temps je n’avais pas craint pour l’avenir…Une pensée en forme de doudou qui s’appelle « souvenirs vagues de jeunesse ».
Le temps, où il y avait des boutons en forme de cerises sur mes chemises pour me donner un style. Je n’avais pas tout à fait 20 ans. C’était en corps facile d’affirmer ce qu’il me plaisait. Le temps où choisir, pas encore, ne m’impressionnait.
Pas grand-chose ne m’appartenait, à part l’incertain et des espoirs de jeunesse. C’était cool de ne pas craindre vraiment pour le futur.

Vrai ou arrangement du passé, je ne sais pas si je mens. C’était il y a longtemps, l’insouciance, à force ça s’oublie.
Bon vieux commun refuge nommé passé.
Juste une pause, me replonger là où je pensais comprendre à peu près le monde dans lequel j’habitais.
Après cette semaine compliquée pour tout le monde en particulier, j’éprouve vraiment le besoin de prendre ce moment pour tenter de digérer le flux amer de toutes les informations dont on a tous été nourris.
Besoin de prendre une incertaine distance, le blanc de ma feuille et de la musique pour atténuer ce grand sentiment d’incompréhension. Et tenter de savoir où, je me situe. À peu près, ne pas me sentir si désarmée …

 

charlie.png

 

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21 décembre 2014

les gens sont méchants

Je vieillis, ma fatigue n’est plus celle d’avant
de moins en moins les émotions m’épuisent
mais d’avantage la consternation tout simplement
le plus souvent
je suis devenue lasse de me rendre à l’évidence
les sillons autour de mes yeux sont là pour en témoigner
de nombreux rires, de la sueur et de larmes se sont déroulés sur mon derme,
un bout de chemin parcouru
puis, la gravité, à partir de l’intérieur, s’en est mêlée
jouer avec le hasard n’est plus un centre, pas d'omniprésent
je ne me fie plus à l’aléa
car finalement sans vraiment d’intérêt
à présent, j’anticipe, je m’inquiète, je vieillis
c’est pour moi une expérience nouvelle
de moins en moins tête la première, ou tête en l’air
ma lassitude me protège,
de me laisser aller à un être contraire,
j’en ai à présent la flemme
l’attractivité n’est plus la même….

blase.png.

 

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12 décembre 2014

je m'en tape

J’ai du mal à faire bonne figure devant les clients les gens qui commencent à me raconter comment c’est dans leur vie. Je parle d’inconnus que, peut-être et j’espère ne croiser au plus que deux fois dix minutes dans mon existence.
Des « ils « ou » elles « qui la plupart du temps sont assez condescendants ou sans intérêt à mes yeux. Et moi, je n’ai qu’une envie le plus souvent, c’est de leur couper la parole pour dire:
Stop ne me parle plus, Je m’en tape de ta vie, ouvre un blog à la place…ça peut soulager.
mais bon….soupir…

stop.jpg

20:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

06 décembre 2014

recevoir

ihukjjhgfr.JPGCette année je suis ravie, car c’est à notre tour de recevoir pour le soir de Noel. Aujourd’hui, du coup, la salle à manger a changé de couleur. Charlotte s’est chargée de décorer le sapin, et moi j’ai choisi, en changeant d’avis au moins trois fois, l’emplacement des figurines du Père Noel et d’autres trucs rouges, verts et blancs…Bref on a régressé et on s’est régalé de ce samedi où dehors, il fait froid et pluie en même temps. Et ma foi ce n’est pas désagréable, j’assume complètement le coté kitch de la situation, ce n’est pas un problème. Et ça fera des clichés rigolos pour plus tard, peut être une autre histoire.
Néanmoins l’idée, c’est de faire surtout plaisir au petit dernier de la famille. Déjà sept ans ! De lui proposer une déco à la hauteur de l’évènement. On a appelé sa mère pour savoir exactement ce qu’il a commandé au Père Noel cette année à Moussan. Car il va de soi que Saint Nicolas ne se trompe jamais, quoique …je souhaite que ce réveillon soit une fête pour toutes les générations qui seront réunies. La famille, une partie de nous, comme des éternels présents qui ne se rencontrent, pour certains, pas souvent. Et rien que cette pensée, me fait plaisir ; mais flipper aussi.
Il va de soi que je ne peux pas trop compter sur mes compétences culinaires, mais bon j’ai mon assistant et commis d’office qui va m’aider. Mon grand mari qui risque de gueuler s’il doit prendre la voiture pour aller chercher le truc qui va manquer et que bien sûr j’aurais oublié. Putain, j’ai intérêt à faire des listes. Je commence à me mettre la pression, bientôt 16 personnes à la maison ! Mais c’est cool, je vais assurer… Cela dit, j’aime bien les fêtes de Noel, à cause de cette impatience d’enfant qui ne m’a jamais vraiment quittée. La délicieuse attente du jour J, quand on espère tout le temps. Cette sensation, petite fille, je l’adorais. Et aujourd’hui le souvenir de cette impression me remplit d’une douce nostalgie. Et ma foi tant pis si tout ce que l’on reçoit  n’est pas parfait dans la vie, et un peu cramé sur les côtés. La buche de Noel au chocolat, ça réunit tout le monde ; sur ce point-là je n’ai aucun doute. Ça finira bien de toute façon.  

23:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

23 novembre 2014

EN FER

Pour mon anniversaire, j’ai eu un super poste à souder. Du coup, j’ai fait une lampe, chose que je n’aurai pas pu faire avec l’ancien .

J’ai voulu faire
une femme en fer
une femme posée sur un fauteuil confortable
une femme en fer, et sans far
grise et  un peu terne,
en fer je me déchaine
le résultat est certes discutable
J’ai voulu faire
une femme enfer
des chaines et des bras ballants sur fauteuil confortable
une certaine idée d’elle mise en lumière….

Voilà

 

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21:47 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)

15 novembre 2014

43ans

Aujourd’hui je choisis ma jupe bordeaux, celle que mon homme aime bien me voir porter, et pour tout le reste de la tenue j’opte pour le noir des cils en passant par un col roulé et jusqu’à mes chaussures. Je tente de ranger mes cheveux un peu mieux que d’habitude. mes boucles sont donc rangées dans un chignon. Trop difficile de faire autrement de toute façon !
Sur mon agenda du bureau hier, j’ai inscrit en lettres capitales : « j’aime pas aujourd’hui. « . Ben oui ça me fait de plus en plus flipper les veilles d’anniversaires …les différents chemins qui entourent les yeux se font de moins en moins discrets. Rides du sourire ou ride du lion, selon les matins...
Et pourtant, aujourd’hui j’ai 43 ans, et ma foi c’est plutôt cool, je ne la joue pas en mode repli. J’ai apprécié tout au long de cette journée tous les « bons et heureux anniversaire qui ont fusé « . merci infiniment à vous tous. Je suis touchée, et très émue.
Un petit texte qui voudrait se transformer en un gros bisou pour chacun.

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18:23 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

23 octobre 2014

Ça fait maintenant des siècles

Je crayonnais dans ma chambre de fille de 13 ans en t’attendant. Spontanément, je dessinais des croquis de femmes qui ne souriaient pas, et avec dans les yeux quelque chose de triste ou de méchant, selon. Je ne voulais dessiner que ça, c’était limite obsédant quelquefois. Tu rentrais trop tard le soir maman. Emois noircis sur les pages blanches, je me défoulais ainsi. Les grigris gomme et crayon gris 2B me calmaient. Je pensais que ton absence était la cause de mon ennui. (Pourquoi était-ce si nul de s’ennuyer ?). Dans ces moment-là, il m’est arrivé de t’en vouloir beaucoup, et de ne pas souhaiter t’aimer. Je faisais trôner quelquefois, un de mes dessins, sur le pupitre du piano. Dans le but, que tu ne le rates pas en entrant dans la salle à manger. Je voulais que mes personnages te foudroient avec leurs yeux de désaxés, et leur nez de travers. Mais, tu trouvais juste que je dessinais bien…bref, je me la jouais fille abandonnée et incomprise, et je l’écrivais aussi en chouinant sur des cahiers. Mais si j’avais la flemme de me faire du cinéma, je zappais via la télé. Pourtant je t’attendais quand même maman.
Ça fait maintenant des siècles, et que je t’aime également.

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22:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1)

15 octobre 2014

Des trucs bien bizarres


Je précise que ce texte* n’est pas un épisode de ma vie. Oui je m’inspire de ma propre expérience, juste un point de départ pour une petite histoire qui ferait à peu près ça :


Aujourd’hui j’ai dit à mon chef et à quelque uns de mes collègues :

- et après on se demande pourquoi je me drogue ?
Voilà fin de la conversation, même mes talons n’ont pas eu le temps de voir leur tête, j’avais déjà claqué la porte. Et comme j’étais très énervée, j’ai fait aussi une affiche disant en gros qu’il fallait se décider avant vendredi, c’est-à-dire livrer notre choix à big boss.
Dixit la fille qui ne voulait pas être au CE, et à qui on a presque supplié de s’y coller. J’ai eu la flemme de lutter à ce moment-là, de dire NIET aux yeux de cocker, je l’avoue.
BREF
Des heures à bloquer sur du foie gras, de la pintade farcie, ou d’autres trucs bien bizarres. En plus, je déteste les diners presque parfaits. Faut du bon champagne, et puis c’est tout. Dans la vie il y a Castorama pour les garçons et Picard pour les filles, ce n'est pas pour rien; "C'est pour mieux supporter la vie en vrai.
Dixit la fille un peu lasse de travailler au milieu de plein de garçons, et supposée donner son avis sur des trucs bien bizarres, des trucs dont je suis censée tout savoir … Je n’en ai rien à foutre, ça me dépasse, je ne sais pas répondre à ces questions.

*et quelques autres d’ailleurs.

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22:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

08 octobre 2014

Mais bon...

Maman est allée jeter les poubelles, juste, un peu avant 19h en rentrant du boulot. Corvée qu’au moins un des deux nains grincheux adorables ados auraient dû faire. Mais bon…
Puis cette chic fille brave femme a préparé un diner approximatif. Par à la suite s’est douchée, s’est recoiffée et a enfilé un truc relax, mais pas ridicule. Manière de ne surtout pas trop se laisser aller, bien que la tache soit très compliquée ces temps-ci. Mais bon….
Pas le temps de se prendre le chou, donc, avec kurt Cobain et miss H&M enfants, avant l’arrivée du roi lion papa. Aucune envie de m’engueuler avec eux, surtout pour des poubelles. … Mais bon….
Il est 20h15 dans la grande maison du petit lotissement, équipé d’un chemin privé comme accès. Maman ne veut pas manger froid la « presque une heure de boulot passée côté cuisine » .Déjà, que c’est épinards à la crème et poisson au menu. Je sens qu’on va me faire la gueule toute la soirée. Mais bon… s’ils étaient plus sympas, peut être que je ferais des efforts de mon cote. Je dis bien peut-être !
Bref, le fameux : » à taaaabllleuuuuuuuuuuuuuu « ne tarde pas à fuser. Ensuite, un peu de blablas, et la danse du remplissage du lave-vaisselle. Chacun regagne son écran en soupirant ou en se pressant, selon...
21h trois options s’offrent à moi :
-j’appelle ma mère pour prendre de ses nouvelles et lui dire en passant que j’ai enfin compris plein trucs. Certes un peu tard. Mais bon…
-je m’enfonce dans le canapé devant Trainspotting. Mais bon…demain faut bosser.
-ou j’écris

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21:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

30 septembre 2014

hein, je fais comment mouaaaaaaaaaaaa ?

jhutfdyoègoihnçput(è-rfgouiç.jpgUn dimanche à partir de 11h, malgré le terne de l’hiver, les rayures de soleil qui tapissent le mur de ma chambre arrivent doucement à me réveiller. Je dois me lever et j’en soupire, le sommeil n’a duré que 180 minutes et des poussières. Je laisse mon homme dormir, je n’ai aucune envie de lui parler, de parler tout court, surtout avec la bouche pâteuse et l’haleine qui va avec…j’avance donc avec difficulté. Je patine dans ma tête et en trainant des pieds dans le couloir jusqu’à la salle à manger. C’est à cet instant précis que la migraine me saisis plus fortement. Le blanc de la nappe est pollué des restes du monde que l’on a refait une bonne partie de la nuit entre potes. Une triste mappemonde s’étale jusqu’aux contours de cette étrange table ronde abandonnée…
Des idées même pas grandes, et leurs conséquences :
les cadavres en verre , une moitié de part de gâteau complètement avachie sur le rebord d’une assiette, et le cendrier en guise de pot pourri. Les utopies, ça commencent en trombe et ça se finit souvent en poussières grises de toute façon… .
Bref, j’ai la tête dans le cul et je dois tout ranger, tout nettoyer et me laver. Chose faite, deux heures et demie plus tard. Maison qui sent bon, cheveux en ordre, et tenue de combat pour le fight comas dans le canapé devant la télé. J’allume ma première clope, car je n’ai presque plus mal à la tête, l’aspirine a fait le job. Eh ben non, parce que ça sonne à la porte, que les chiens aboient, et qu’il faut ouvrir et finir de perdre son peu d’énergie dans l’investissement de trésors de patience. Famille ou amis, on s’en fouit, je n’ai pas envie de décrire les sujets en question, aucun intérêt.
20h, la migraine équipée de la grande question me reprend, comment éviter à 42 ans les poches sous les yeux dès demain lundi ? hein, je fais comment mouaaaaaaaaaaaa ?

22:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2)