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  • La baignoire n'est plus bouchée ! J'ai une robe en fil blanc qui a au moins 100 ans, top fashion avec un gros ceinturon marron !

    J’ai acheté des plaques en céramique qui raidissent les cheveux. Un outil de bonne femme … C’est Lucie, ma coiffeuse qui  m’a vendu ce machin truc …( 200€ la plaisanterie, tant pis pour les super bottes marron de la « Redoute «, des chaussures qui auraient du être mes meilleures amies, mais bon ... ) .
    Oui, j’aimerais bien de temps en temps pouvoir lisser ma tignasse…Ces cheveux en laine, indisciplinés trahissent, parfois, l’incertain esprit de contrariété(s) et ça ne me plait pas . Parfois tant mieux, parfois tant pis, c’est la vie .
    Trop grande et trop grosse, je tente en plus de ne pas trop dépasser en corps plus avec ceux qui il paraît sont des cheveux…. autant faire de mon mieux avec ce qui fut une belle crinière …
    Nombreux éléments capillaires sont tombés cet hiver, mais tous ne sont pas morts . Des cheveux ressuscités sont reviendus , Hélas….  À l’attaque moi je vous dis !
    Fadaise ! Moi je dis et proclame qu’ils sont juste revenus pour me contrarier  (me faire chier) ! Des cheveux renouvelés , mais en corps plus blancs et plus drus, les bougres . 
    Et là en voyant ces plaques en céramique, j’ai cru au miracle ! Mais que nini, en ce qui concerne l’objectif de rétablir ce que j’estime ma féminité, c’est pire : on dirait madame Pierreafeu , qu’on m’a dit !
    Ah je vous jure, je me dis parfois, que c’est trop difficile de ne pas savoir simple. C’est-à-dire tenter au maximum : se faire fi du regard d’autrui … Mais voilà, dès qu’il s’agit d’image, quand on est une femme faire simple est tout sauf FACILE !
    M’en fous , demain je remets ma casquette et mes grosses lunettes noires , na ! C’est raccord avec mon vieux cab de 100 000 km !
    J’aime pas l’avis , je n’aime que c’est sur tout la vie, d’abord ! Quoique ….

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  • Dedans même le parfum d'une lampe Berger ne tenait pas .

    Maman nous habillait tout bien repassé, quand on y allait.
    Tout était joli et bien rangé chez dame Fournier. Et même que par endroits ça brillait. MME Fournier, les cheveux toujours tirés en arrière, aimait bien le mariage du beige et du saumoné, toute une maison décorée avec des froufrous en satin, avec le marbre des cheminées, ça allait bien .
    Il y avait même un fauteuil destiné à une poupée aux bras baissés. Elle ressemblait d’ailleurs plus à une marionnette, esclave d’un décor, en total raccord avec les coussins boudins. Personne n’aurait eu l’idée de détrôner ce petit corps de porcelaine, de peur de contrarier la propriétaire de cet endroit. Poupée posée là, à part figée dans sa robe en taffetas, peut-être même de la soie. Quelle idée de mettre une robe de princesse à une poupée qui ne sourit pas ! 
    C’était, d’une certaine façon beau, mais c’était froid .
    Dans la salle à manger une vitrine trônait, et dedans ça rayonnait : plein d’animaux et de fleurs miniature en cristal. Tout un univers de glace gelé derrière une prison de verre. C’était mignon d’après la dame au chignon, mais là aussi c’était comme une patinoire, à la fois beau et figé …
    Je devais avoir environ 10 ans et, bien entendu, mon regard d’enfant s’imaginait tellement. Mais bon, je savais bien que tout ce petit monde n’ était pas fait pour jouer. Fred mon petit frère avait même peur de lorgner les bibelots Swarosky trop intensément, la peur de casser même en regardant. Maman lui disait toujours de faire super attention ! Rendre visite à Mme Fournier, c ‘était comme marcher sur des œufs. Le frangin ne comprenait pas cette expression , mais il savait qu’il fallait faire super attention. Fred n’avait que 6 ans, et lui était étourdi depuis qu’il était devenu triste. Un drame pour Mme Fournier, si jamais on avait osé toucher  un «  truc » qui brillait, dans ses yeux le bleu acier se serait accentué . Le regard noir de cette femme était le seul «  truc » de foncé dans cette maison sucrier. De toute façon dans cette maison peu d’enfants se sont amusés, à part il y a longtemps, peut-être papa...
    Elle avait souvent des friandises pour nous, qu’elle disait cette dame en blanc, aux cheveux punis dans son chignon :  Citronnade pour la boisson et dragées vichy, BEURK ce n’était pas bon. Dans la bouche, ça faisait là acide et sec à la fois. Mais pour ne pas contrarier maman nous nous forcions, comme elle nous l’avait demandé dans la voiture sur le chemin, auparavant. Mme fournier c’était la mère de son fils défunt, c’était ainsi qu’elle appelait notre père. Une dame qui ne voulait pas qu’on l’appelle mamé, mais plutôt  bonne maman… C’est bizarre, et je n’ai jamais pu la baptiser ainsi, donc  je ne l’appelais pas… De toute façon , dans une maison telle que celle-ci les enfants ne parlaient pas beaucoup.
    Nous étions tous contractés les dents se serraient, les sourires eux étaient cripsés, il  faisait super froid …Trop et toujours assez.
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  • Si si je bosse ...

    PICT0002.JPGJe tombe un boulot incroyable en ce moment !

  • Sauvetage d'une baleine ! Ou masturbation de la tête , un peu des deux !

    Tourner en rond ! Illustration :
    L’on nous dit qu’il ne faut pas avoir de regrets. Il paraît que c’est mieux. Plus supportable ? 
    Certains disent même que le simple fait d’avoir des remords est preuve de vie(s)… On a fait les «  choses » avec maladresse, parfois, mais faites quand même… Jours de fête alors, quand l’on se dit X années déjà !
    Fadaises, jeter ses souvenirs en pleine face des présents autour d’un dîner ne fait que rassurer, grossir l’illusion d’avoir ou d’avoir eut une vie dite «  remplie » !
    Et sous tes pieds, le matin au réveil, quand l’offense du silence s’invite au petit-déjeuner, il ne te reste que la terre, des passés, des crises aigues de calcaire.
    Moi je ne voudrais aucune méprise à mon actif, dormir tranquille, vivre limite impassible. Une tête non reliée au muscle des émotions. Un cœur avec sécheresse comme pardessus. Ne pas faire d’impair, celui de la nostalgie :  oublier cette tête entre mes mains, l’ambiance humiliante, l’humidité infernale celle des larmes parfois la rage et les foudres des sanglots. Ne pas commettre la balourdise de me rappeler.
    Capter l’instant, dont l’art, ensuite,  consiste à savoir ne plus l’envier ou en rechercher la saveur…après. Les remords ou les regrets incarnent des peines incompressibles. Le présent se retrouve en prison, figé, attaché à un espoir.  J’attends. J’attends quoi ?
    L’en-vie, la fin de l’en –nuit comme j’aime si bien le formuler. Ce n’est plus du temps que je prends, mais du temps qui se perd.
    Créer une existence, jusqu’à en oublier les caresses de la paresse. 
    C’est un rêve, s’éteint le vertige. Ne jamais être fatigué, épris d’un grand désir de vouloir vivre, vivre tout en une, devient devoir …commandement parfois. Fadaise , je répète…ça me tranquillise ?
    Le laps de temps consenti qui n’a de réduit que le sens que l’on se donne la peine de donner à sa vie. Brûler ses années n’a rien de glorieux, les économiser n’est pas mieux. Que faire ? Se modérer et parfois pas ? Hum !

    Sur ce je vais prendre un Séresta…Quoique … Non deux !

    PS : Clique l@, trop fort WILL SMITH !
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