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02 février 2014

c'est la crise

C’est la crise
c’est le nuage de trop que je respire en me persuadant que c’est une bonne bouffée d’oxygène que je me fais en cadeau
parce que voilà ;  putain, en ce moment j’en ai plein le dos, au sens propre comme au sens figuré. Je suis en plein dedans. En plein milieu d’une de ces grosses crises passagères remplies de pollutions, aux relents de dépression, un sombre moment que je traverse. Une peine que je combats, j’essaye de ne pas prendre perpète. Le fait de ne pas avoir trop confiance en moi, ne m’aide pas beaucoup. Mais j’ai un ou deux système de défense tels que l’achat d’une paire de bottes ou celui d’une robe ou deux, selon. Mais pas cette fois, en ce moment c’est la crise, une dure à cuire. Faut dire que mon manque d’inspiration m’a ruiné ces derniers mois, et a foutu un sacré bordel dans la gestion des placards et du fragile équilibre monétaire de mon couple. La balance est largement en ma défaveur. Je suis en déficit, une bonne conduite est pour moi de rigueur de plus Je commence en avoir marre de payer des agios en forme de critiques. Je signale, au passage et à ma décharge, qu’on s’était promis il y a 20 ans, que nous nous n’engueulerions jamais à propos d’argent. Mais bon nous avions 20 ans. Nous avions juste du potentiel : En corps en bon état, nous ne savions pas que le ministère de l’intérieur était le plus réformant.  
En plus, ça va un moment. Les achats compulsifs c’est pareil que les bonnes résolutions, c’est peu efficaces : dans les deux cas les effets sont éphémères. Aucune des deux ne me tente. Par défaut je choisis le spleen et l’ennui. C’est tout  ce dont je suis capable en ce moment. Je me sens injuste et à la fois ridicule à cause de ma voix de crécelle, je ne suis nulle pour crier, pathétique à cause des larmes donc un peu émouvante aussi, mais dévastée surtout. La tristesse sera ma liberté sous conditions. Les reproches seront mes matons.

A l’intérieur de cette insaisissable prison, l’écran est ma fenêtre de tir. J’arme, je vise, les bruits du clavier, représentent le son d’une gâchette. Je chasse un truc, mais je ne sais pas quoi. L’unique certitude qui m’anime c’est qu’il faut ça sorte, j’apprécie. Je goute à un plaisir gratuit. Ce moment est assez savoureux : le retour à mon besoin d’écrire, me réconforte un peu, mais vraiment.

 

Et voilà j’ai écrit, et maintenant c’est fini je n’ai plus envie.je commence à me dire que cette crise est plus longue et forte que d’habitude, ça me déprime et me fait flipper en même temps …  
 

18:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3)

Commentaires

eh bien ..
je passe te voir depuis une semaine après un long silence de ma part .. et je te retrouve dans cet état..
passager, très court, je l’espère
que ce petit mot t’anime un peu, mieux, plus ...
bises pat

Écrit par : Pat | 05 février 2014

En tous les cas vous (d)écrivez bien vos tourments. Vous avez un talent de romancière avec le coté barbant en moins. Des moments de vie décrits un peu à la "Grand corps malade".

Le monde est avec vous et moi avec pour vous soutenir.

Écrit par : Benoit | 07 février 2014

merci infiniment pour votre bienveillance

Écrit par : ellesurlalune | 14 février 2014

Les commentaires sont fermés.