Partie m'acheter des chaussures à Barcelone !

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Partie m'acheter des chaussures à Barcelone !

Atelier d’écriture du 02/02/2011. Lieu Société de lecture de Lecture de Moussan. Animatrice: ben moi .
Travail sur photo et interprétation.
Ce que je n’aime pas sur cette photo c’est le petit ventre replet d’une enfant de cinq ans coincée dans un tutu prêté pour l’occasion : le gala de fin d’année du petit conservatoire de danse classique. Un petit ventre que bien des familles trouvent rigolo et signe de bonne santé lorsque l’individu n’est en corps qu’un bébé. Un petit ventre qui devient moins mignon lorsqu’une petite fille grandit. Ce que je n’aime pas non plus sur cette photo c’est mon chignon qui se défait : preuve évidente qu’il était très difficile pour moi d’avoir les cheveux tirés en arrière, même pour l’élaboration de l’unique chignon de l’année. Par contre il y a une chose qui me plait en scrutant ce cliché c’est mon faux sourire, ma petite mine crispée. Le signe évident que je ne suis pas à l’aise. À cet instant précis le tulle du tutu me pique la peau même à travers les collants, je sens bien que les épingles prisonnières veulent s’enfuir à tout prix de ma tignasse et j’ai une folle envie de tout envoyer valdinguer, en plus j’ai froid rien qu’avec ces bretelles, bien que l’on soit déjà en début d’été 1976…Sur cette photo je propose un sourire figé à ma mère, ma risette est une sorte de récompense que je consens lui offrir pour tous ses efforts fournis pour l’occasion. Après cela sera une toute autre histoire. Il se pourrait bien que je m’endorme sur scène durant le spectacle, tellement je me sens peu concernée par ce rôle qui m’est attribué… Moi l’ancienne petite fille qui n’aimait pas tant que ça jouer à la poupée.
Ben vi c'est moi à 5 ans sur la photo...

Atelier d'écriture animé par Sylvianne, le 25/01/2011 . Lieu : La maison poétique de Narbonne.
La femme derrière la porte.
Je l’observe s’en aller, chaque semaine le voir se détacher de moi. Moi douloureusement attachée à cet homme dont je partage simplement quelques heures dans l'hebdomadaire. Notre aventure n’est qu’une suite d’instants, une histoire en plusieurs épisodes, toute une aventure. Je suis la jeunette éprise du quadra père et époux, lui pris d’ans une autre existence aussi, envie parallèle. Homme moyennement rassuré ?
La lourde porte vitrée m’offre un carreau, de la clarté, derrière la vitre scruter son départ. Une part de moi déchirée. Je suis là en compagnie de mon silence, mon désespoir, et ma peau en corps tatouée de son odeur. Ce qu’il aime chez moi, c’est ma jeunesse ou peut être le vertige que lui offre la transgression voire le risque. Mes vingt ans et mon corps tout frais le rassurent, il me l’a dit, je le sais. Je me dis que cet homme équipé de beaucoup de confort a besoin de difficultés pour tout équilibrer. Aimer, m'aimer n'est pas si simple m' a -t-il dit. Et moi je suis là quand même, j’attends derrière la vitre avec mon émoi sur le carreau. J’attends qu’il disparaisse au coin de la rue, une dernière fois apercevoir son allure, j’insiste lourdement pour comprendre sa démarche.
