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  • Une façon de dire connard à un connard.

    Depuis LE début  certains faits inattendus illustration :


    En quatre jours j’ai fait 6h de sport, mon médecin m’a dit que j’avais eu tort, par lui je me suis fait gronder.

    En voiture j’ai dit connard à un connard, pourtant un tel comportement chez moi reste assez rare.

    J’ai tondu le gazon, ça aussi c’est assez inhabituel dans mon modus operandi :

    quand mon mec est rentré et qu’il a constaté l’ampleur du résultat de ladite activité improvisée. J’ai vu dans son regard comme un gros point d’exclamation en plus de l’interrogation. Mais il n’a trop rien dit, car il sait qu’en ce moment avec moi il faut être assez prudent. Ne pas s’aventurer à me contrarier.

    J’ai ciré, en un matin, toutes mes chaussures d’hiver, pourtant j’avais d’autres trucs beaucoup plus importants à faire.

    Cela ne m’a pas empêché d’insister et d’achever ma démarche, c’est donc en début d’après-midi que j’ai continué de laisser tomber les trucs importants : travail famille et amies.Un moment rien qu’à mouuuuuuuaaaaaaa pour aller habiller mes pieds…

    ça me fait comme des fractionnés dans le cœur et dans les mouvements d’humeur.

    Je suis très énervée et à la fois très fatiguée. Je bouge sans arrêt et n’arrive pas à m’arrêter, je ne vous parle même pas de certaines bouffées de chaleur .

    J’essaye de manger sage comme on m’a dit, légumes et sucres lents, mais voilà je reste intransigeante sur les fruits.

    Parce que je déteste ça les fruits et les poires en particuliers .

    NON mes hormones ne sont pas en folie,

    NON je n’attends pas de bébé,

    NON ce n’est pas la faute de la pleine lune .

    J’essaye juste d’arrêter de fumer …

    Mes nicorettes, p'tain où sont mes nicorettes viiiiiiiiittttttttttteeeeeeeee.

     

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  • Comme une poignée de mains.

    C’était bien. Oui lundi c’était bien . Toutes les quatre nous nous sommes retrouvées, c’était presque un peu comme avant. Pour une fois nous n’avons pas fait que nous croiser. Nous nous sommes arrêtées, chacune sur notre cas…Trois drôles de dames et l'une: des amies   réunies, unies.

    Un lundi presque comme avant, avant nos tempêtes respectives.

    Un lundi où l’on a posé des pourquoi sur la toile cirée à coté du café, tour à tour on a tenté de comprendre pourquoi des gens nous ont fait croire à des "choses" extra-ordianires. Mais chacune d’entre nous sait qu’il y a beaucoup de « choses » qui ne s’expliquent pas . Enfin non toujours une, la même : l'absence de compréhension face au manque, ou manque d’importance selon  …

    Un lundi et nous quatre autour de cette table à boire du café ou du thé, le temps d’un après-midi nous avons reformé notre cercle privé. Une table ronde à l’intérieur de notre carré . Un instant sans enfants, sans hommes, sans insister sur les raisons de mes absences répétées en particuliers.

    Un lundi, un débriefing improvisé.

    Un lundi avec une bougie sur un petit gâteau pour Magalie, le récit d’un voyage en Belgique par Syl, la bonne humeur de Stef à l’honneur, l’oubli volontaire de mon cynisme dans la conversation. Même s’il y a eu exception quand le sujet de nos mères, et de nos ados fut abordé.

    Il était touchant cet élégant moment de complicité , en arrière plan j’ai même observé de la nostalgie et un brin de mélancolie.

    J’ai bien aimé, ça m’ a fait du bien… Du bien de retrouver mes trois amies. J’en ai peu des amies en vérité, si peu que ça ne remplit même pas une main…Toutefois ça agite ma tête et mes doigts quand je les décris .

    Nous nous sommes quittées sans se donner de rendez-vous précis, parce que nous n’avons pas besoin de jour à fixer , ni de dîner  à organiser pour se retrouver. On sait juste qu’en janvier trois d’entre nous iront loin, très loin, enfin si nos vies le veulent bien.

    Cyrus mon chours est couché à mes pieds, le tic tac provoqué par le bruit de mes doigts sur le clavier lui donne envie de dormir, et moi l’envie de passer un instant à rêvasser.

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