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  • Voilà voilà donc ...

    Comment installer un silence pesant dans une pièce, néanmoins sans le faire exprès…

    Illustration :

    tranche de brie Petite histoire entre mon dentiste et moi. Ce matin était le dernier jour des soins, et pourquoi ne pas terminer en beauté, c’est-à-dire avec le détartrage…Un dernier rancard inoubliable quoi.

    Au moment de donner ma carte vitale : j’ai en corps cette sensation bizarre sur les dents, les frissons à cause de la roulette, le goût dégueulasse du bain de bouche sur les papilles , et je pense avoir bientôt la migraine puisque j’attends qu’il m’annonce le montant du chèque que je m’apprête à signer…

    - « Bon, désolé je pense que cette fois-ci ça été assez douloureux, néanmoins vous pouvez vous dire que vous serez tranquille pour un bon bout de temps«

    - « En effet, je confirme j’ai eu mal, très mal même. J’avoue qu’au moment du passage de la grosse roulette, je vous aurais bien tiré les cheveux . «

    Et c’est en terminant cette phrase que je remarque et réalise un détail auquel je n’avais jamais fait attention jusqu’ à ce matin : c’est que mon dentiste, ben des cheveux, il n’en n’a pas !

    En guise de réponse j’ai eu droit à un soupir, et à une sucette sans sucre…

    À moi une sucette :  37 ans  ayant un boulot intéressant, épouse, mère de 2 beaux enfants… Bon ok c’était mérité.

     

    Voilà voilà donc…

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  • L'âge des tendres

    On nous avait appris que des vies une seule nous appartiendrait

    Et on savait que définitivement, un jour ça se terminerait

    Nous étions jeunes et belles, nous avions la taille fine

    Un particulier manque d’appétit nous façonnait

    Mais il n’y avait pas que ça qui les agaçait, les troublait

    Eux les déjà vieux

    Elle avec ses cheveux courts

    Autour de son visage c’était que du noir et des reflets bleus

    Tandis que moi c’était tout le contraire, un vague chignon lourd

    Jusqu’au bout fines et féminines à deux,

    À notre façon, nous nous ressemblions

    Elle me faisait fondre, je la faisais craquer,

    Quand j’y repense , je suis attendrie

    Elle portant cette robe étrange, qui sortait de je ne sais où

    Une robe devenant belle puisqu’ elle était dedans

    J’aimais bien la regarder marcher, c’est vers moi qu’elle avançait.

    Nos regards se croisaient et plus rien d’autre n’existait.

    Cette fille-là, à l’époque n’embrassait que moi,

    La 1ere fois ça ne m’a pas fait étrange

    Nous nous adorions, je crois bien que l’on s’aimait

    Pour de vrai et sans éternité

    Même si nous étions en corps presque des enfants

    Soudées l’une à l’autre, nous pensions que c’était plus facile d’en vouloir à la taire entière

    On n’avait déjà tant partagé déjà dans le domaine de la contrariété et de l’amitié

    Nous voulions que cet épisode tombe dans nos vies

    C’était un duo étrange pour certains, dérangeant pour les parents

    Nous étions du même genre, et de la même trempe,

    Nous n’étions pas sœurs et comme les autres nous nous aimions

    15 ans  + 15ans  ça nous donnait pas l’envie d’atteindre l’âge des raisons

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