UA-112009492-2

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

L'absence ....le silence ...une offense ?

Prendre un verre, une nuit, dans un endroit où je ne vais jamais. Pourquoi , pourquoi pas, hein ? rien.. .
Après chacune de mes visites, je ne peux me résigner à rejoindre directement mon studio. L’ivresse, ma compagne, inlassablement cette campagne à suivre, à battre, frapper par le temps fuyant . Je suis infatigable, insatiable et silencieux,  je me dis : Pas en corps prêt à abdiquer, à nouveau, aux codes sociaux.
j’aspire l’alcool, une noyade à chacun de mes verres … Eliot submerge cet étrange et redouté espoir, celui d’un réveil éventuel ….Celui de Léna ? Celui d’e l’homme peut-être aussi.
Qui sait….
Un pub dans le ventre de la mégapole.
Giron, ce ventre de la ville auquel je commence à m’habituer, vison et frôlement des corps que je commence à vouloir apprivoiser. Le décor d’un bar me trouble. La chaleur d’un éclairage ocre et tamisé contraste avec des cloisons de verre et d’acier, les tables et les chaises possèdent à la fois, forme ancienne, et matière plexi.
L’usage et l’esprit se mélangent, les siècles, les époques semblent s'amuser ici.
Rien n'est figé. Rien de comparable avec les banquettes des troquets, en bordure de l’énorme fleuve. Moleskine, brume et brunes cigarettes paraissant à des années lumières d’ici.
La curieuse conception de ce bistro « temps « moderne et contemporain attire les regards extérieurs. Le mien en l’occurrence, capté par cette ambiance singulière. L’envie d’un vertige dans ce lieu quasi intemporel m’appelle….Puis je ramène cette femme mure dans mon studio, au milieu de la nuit. La curieuse a tellement insisté pour connaître mon univers. Je n’ai pas de détermination, ce courage de décliner. J’abdique devant la curiosité de cette curieuse personne, la curieuse.
Je lui fait les honneurs de la maison, l’antre de mes états, parfois seconds. Elle parle beaucoup et m’informe de tout ce qu’il faut savoir de sa vie. Je reste muet.
Je la caresse du regard, la femme apprécie. Je l’écoute et ne dis rien. Je sonde ce genre féminin. Mon visage reste ouvert, figé, à l’ écoute.
Mon visage ouvert et ma pensée en travaux. Je ne peux lui fournir qu’ une écoute, une incertaine affection, pour l’instant. L’après n’existe pas pour moi, mais demeure juste un avant, avant toi.
Ma journée s’appelle visage. La rencontre d'une tête, en huis clos, avec la mienne. Une écoute, avec un flirt fixé sur le dessus.
J’ espère juste que mon silence ne lui laissera rien de spécial à présumer . Qui ne dit mot ne consent pas obligatoirement au désir de l’autre… Je m’y refuse,
sera-t-elle, sans doute très déçue…
Léna, tu n’es pas là...Toi n'es plus là.

bougie.jpg

Commentaires

  • Dans mes déambulations occasionnelles dans les rues de ma ville, je fais souvent un détour au service de presse. Je me mets à jour, j’aime les images, les grands titres.
    un badaud du quotidien. Après un tour de boutique, une revue de presse, je décide d’acheter mon canard du jour; Ouest, Le Maine, Libé, Le Monde, Le canard déchaîné, ça dépend du jour, de l’heure, de l’envie, de l’humeur, de mon état. Mon drôle d’état.
    Je regarde ma Watch, si j’ai du temps à foutre en l’air, alors, je cherche un bar avec terrasse. J'aime le dehors, le spectacle de rue.
    Orange pressée ou expresso, c'est orange ou noir. Puis je sirote les pages du journal à toute vitesse. J’ai soif de lire. Je commence toujours par la culture, puis je passe à l’environnement, ensuite les faits divers, la page locale ou nationale, puis l’international, je monte en puissance doucement, j’arrive à l’économie, un coup d’œil rapide sur les tendances, pour finir à la page sport ….ça gagne, ça perd, match nul, ça truque, ça se dope, ça se frique
    je me mets à jour, j’ai les noms, les performances, les résultats. Je sais, j’engraisse inutilement mon cerveau de futilités. Ah oui ! j’ai oublié la couleur du jour, celle de la météo, je dois dire que je la regarde vraiment en dernier, quand je n’ai plus rien à me mettre sous la dent.
    Une page entière dédiée au ciel, avec des prévisions sur plusieurs jours, c'est la page bénie des concierges. Je souris.

    Moi, je lève plutôt les yeux, regarde le ciel, la direction du vent, c’est beaucoup plus fiable cette façon à l’ancienne, je me trompe rarement. C’est mon Pépé jardinier qui m’avait donné sa recette, son petit secret de grand-mère.
    Alors, quand j’arrive à la météo, je plie bagage ou …
    Eh Oui, il m’arrive de prolonger la détente.

    SVP, La même chose !
    Orange pressée sans sucre, merci !

    Je ne bois jamais d’alcool, je n’aime pas le goût, mais c'est surtout, son effet dévastateur dans mon inside de cervelet.
    Même une goutte, je vous dis bien, je deviens un autre.
    Déjà, j'ai dû mal à me trouver, mais alors là, je change carrément de couleur.
    Mon esprit s’emballe, il s’amuse.
    Il me mène à la baguette. D'un coup, je peux devenir noir, sombre, d’une mélancolie infernale.
    Ma voix change, elle mue. Tout devient dramatique, tragique. Je sombre doucement, la lumière ne me pénètre plus. J’entre en cellule, ma prison d’autrefois. Mes yeux brillent mais je ne vois que les ténèbres.

    Je peux devenir rose aussi, c’est l’effet inverse. Je ris.
    Je ris pour un oui, pour un rien. Non, ah non ! le non m’éclate de rire.
    Je n’arrive plus à me contenir
    Je souris, j’éclate de rire, un faux rire qui peut durer.
    Un clown, je deviens un faux clown, je jongle encore plus avec les mots, je raconte des histoires, des contes, je ne peux plus m’arrêter, une vraie usine à gaz, une usine à parole.
    Je peux vous dire, que mon esprit s’en donne à cœur joie. Le saligaud.
    C’est la récréation. L’esprit joue dans la cour des grands. Et moi le pantin.

    Un vrai môme. Heureusement que je n’ai pas avalé la goutte, sinon !
    Eh ben ! Mon journal aurait fini en avion. Le bar, un aéroport .
    Des avions, des avions, ça volerait bien bas !

    Le problème, c’est que je peux aussi avoir tous les états qui se succèdent. Tristesse, exaltation, exultation, déchirement, morosité, euphorie, etc.…Un vrai caméléon !

    Bon, j'ai fini l'orange.

    Le vent a tourné, je vais y aller. C’est moi qui vous remercie.
    Je paye ma tournée, c'est ma reconnaissance, mais moi je me retourne de l'autre côté.

    Hors sujet, vous ne l’étiez point.
    Il n’y a pas de sujet, ni verbe, juste des compléments dans ma blogsphère.
    Je n’impose rien, je ne demande rien, chacun peut s’exprimer en totale liberté.
    C’est mon no man’s land. C’est là où je me retrouve en liberté.
    Pas de frontière, des herbes folles, une faune, une nature sauvage. Mon petit paradis.
    Il n’y a personne, dans ce milieu là,
    Car cel provoque étrange, c'est isolé, pas de repère, les mots, les textes, les images, les photos, les sons, les musiques sonnent le mystère, je comprends la réaction des étrangers, mais moi cela me plaît, c'est mon univers, mon monde comme je le vois, je ne vais pas me déguiser pour faire comme tout le monde.
    non, j'ai décidé d'être ce que je suis, sans savoir vraiment qui je suis, alors je reste moi.
    c’est mon côté sauvage, ma nature en friche.

    Finalement, je suis revenu sur mes pas ici, mais je vais continuer mon chemin de l'autre côté.

    Amikalement sic

  • j'ai lu jusqu'au bout le message et son commentaire , aussi captivant l'un que l'autre ...quel talent quand même de pouvoir intéresser un passant avec des pensées écrites avec un clavier ...

  • les commentaires de Sic sont toujours tres forts ! j'aime bien ta description des ambiances nocturnes et des soirées arrosées . j'ai l'impression de m'y trouver rien qu'en te lisant . mais qui est donc cette femme d'age mur qui vient visiter ton studio ? c'est un vrai mystère dans ton récit !

  • @ Sic : Que dire de plus après votre commentaire , sinon que s'il vous arrive de passer l@ , à nouveau , vous y êtes le bienvenu .
    @ Rogers : Sic laisse une trace de son passage , que faire à part contempler la pertinence de cet esprit libre , l'envier peut-être aussi je l'avoue .
    @ Jean Philippe : La femme mure est un personnage inventée dans une histoire inventée , une nouvelle qui me laisse un encore un mauvais souvenir parmi certains autres . Le besoin parfois de montrer certains passages . comme ç@ parce que j'en ai envie ...je crois

Les commentaires sont fermés.