Je ne l’ai pas trop trouvé changée physiquement en vingt ans. Ses bâtiments portent toujours la couleur grise et rêche d’une grande ville telle que Montpellier. Non l’université de lettres Paul Valéry n’a pas vraiment changé, et mon trac non plus d’ailleurs .Le même qu’à mes dix huit ans, une enceinte dans laquelle demain je vais me laisser engloutir, le stress d’une rentrée qui commence déjà à me manger, toute crue. Faire la connaissance des élèves qui tout comme ont l’envie d’apprendre peut-être aussi à nouveau comme moi qui sait, des professeurs et des intervenants, …
Demain train plus tramway sac en toile en bandoulière, et bien entendu ma ride sur le front, celle qui apparaît lorsque je me sens angoissée…
Enfin je reprends là où je m’étais arrêter il y a vingt ans, entre temps : mariée, conjoint collaborateur et nos deux enfants à qui je tente de démontrer que reprendre ses études même à 38 ans peut être considéré comme une seconde chance . Dite seconde chance que je ne compte pas laisser passer, ni me dépasser d’ailleurs…
