UA-112009492-2

Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Atelier du 09/07/2010 à l’hôpital, animé par Adeline :

    «  À force d’écrire on voit surtout la trame du langage « James Sacré.

    Exercice basé sur le mot «  trame » , cueillette de mots avec les participants sur un texte de Jean Trassard puis élaboration d’un texte à partir d’une trame donnée, la contrainte à respecter donc ( les mots en bleu forment la trame, les autres sont issus d'une cueillette lunoise ) .

    Tout d’abord ce que m’inspire le mot « trame « : signature, famille, tisser, brame, came, héritage, drame, liant, fil rouge, passage, âme, arme.

    Texte :

    Oui, à je ne sais plus qui est celle ou celui qui m’a offert ce goût singulier, mon envie de tourner la tête , qui m’a murmurée que j’avais les droits de rêver à la lumière du jour aussi, de l’autre et de l’aube. Le parfum du sol, le foin entassé puis ces songes taille enfant issus d’un grenier à la fin et de là , à partir d’ici se forme un entassement d’images à garder en réserve pour la nuit,  à des obscurités .
    Évidemment on ne peut pas prendre racine dans l’attachement d’un jour, d’un instant l’on peut varier, onduler , jouer entre vérité et réalité .
    C’est aussi que les têtes prennent  forme dans la même activité à travailler la terre ( toujours là d’ailleurs, c’est à dire à partir du verbe taire que poussent les forets ).
    Mais voilà-t-il une architecture de l’âme compliquée que ce fil rouge autour de moi tout entortillé, héritage de nos anciens : moi toute mélangée comme une pelote de laine que l’on n’ose pas jeter pour pas trop se culpabiliser les soirs de parfaits regrets .
    Dans l’élan de l’inspiration et du geste taire les silences armés et chargés.
    Mais quand je suis ainsi figée peu importe que ce soit le début de l’été et du printemps ( ou mon fait divers quotidien avec ses aléas et ses états vagues).
    À cet endroit, mais au milieu de toute façon tisser des larmes ou des sourires, des liens selon…

    Qu’est ce donc que je voulais dire par là, m’enfin ?

    30580681.jpg

  • Rien à fou

    J’ai mes « hauts «  et mes « bas » , comme la plupart des gens sauf que chez moi ça n’ondule pas, mon modus opérandi ressemble à des montagnes russes .
    Je passe du pôle sud au pôle nord en un rien de temps. C’est de la magie, noire la magie.
    Un claquement de doigts, je deviens indifférente au monde environnant : votre monde…
    Un claquement de doigts, je suis remplie d’énergie pour décorer le monde : le notre …
    Un claquement de doigts, je vous déteste tous : le monde dans ses états …
    C’est un si ou un comme « ça » , un état d’âme qui ne se contrôle pas, esprit en mauvais état  . En langage sympathique l’on pourrait me décrire comme une écorchée vive, mon corps étant l’endroit où toutes les émotions que je reçois ne se gênent pour me faire la peau. Moi en morceaux . Des cycles qui n’en finissent pas de tordre ma vie.Le rond de ma tête tourne tourne et tourne en corps, ça ne s’arrêtera qu’au bout de l’éternité. Et c’est à ce moment précis que je fais de ma chair un apéro géant : alcool + médicaments = un vague oubli
    Des cycles qu’ils ont dit, moi j’appelle tout ceci des cyclones, des clones dans ma vie. Des phases m’ occupant pour une durée indéterminée…Oui ça occupe de compter chaque matin ces médicaments, et ça dérange de savoir que grâce à eux je ressemble parfois à un robot...
    Je ne sais pas si dans ma tête demain sera la guerre, la victoire ou la défaite. Être bipolaire ça ne s’invente pas, c’est juste attendre et espérer devenir à nouveau celui ou celle que l’on a été à 20 ans, un jour ainsi me suffirait …
    La bonne nouvelle c’est que dans les cycles d’euphorie ça booste la créativité ! Mais vous savez quoi j’en ai rien à fou….

    Photo 91.jpg