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  • Le placard

     

    Dans la cuisine, chez mamé ....

    Quand on ouvrait le fameux placard, celui du haut, fallait se mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir atteindre la poignée.
    Des roses, des jaunes, des acidulés , et du chocolat.
    Ils étaient tous là :
    rien que des appétits prisonniers dans les paquets.
    Et seize heure qui n'arrivait jamais, cette heure du goûter qui tardait tant à venir.
    Il était quasi magique ce placard parce que toujours garni.
    La porte mouche claquait derrière nous quand ma sœur et moi, on chapardait.
    Mine de rien, mine de crayon, têtes d'anges, assises et bien rangées sur le banc, quelques grains de sucre sur la joue trahissaient notre larcin. On venait de manger un arc en ciel.
    Et ça voyait, mamé pour la forme juste un peu nous grondait.
    Je me souviens, et ma tête reste ce soir entre mes mains.
    Un goût particulier persiste en mémoire.La saveur du pêcher de gourmandise.
    On se hissait vers des plaisirs:
    En premier s'offrait à nous l' odeur de friandises.
    Puis après c'était le bruit du papier d'emballage hâtivement déchiré, un son qui nous faisait craquer.
    Manger ainsi pour nous n'était pas pour de vrai une bêtise .
    Oui je me souviens. D'un joli moment du passé, c'est pour moi collant comme du miel.
    Aujourd'hui, je tente de stopper certaines soifs et certaines faims, envies, en vain ...
    bcp.jpg

     

     

  • Je trouve

    Je trouve le ciel bien trop grand !