Moi qui étais persuadé de m’être fait à l’idée que tu étais définitivement partie…J’ai tout tenté pour que cela soit ainsi.
J’ai effacé ton numéro, étalé mes affaires sur les étagères du dressing, me suis plongé dans les lectures et le travail aussi. Puis je continue de m’obstiner à m’accrocher aux amis mes jours de congés. Ces journées que l’on appelle libres. Puisqu’il faut aller à la rencontre m’a-t-on dit, conseillé… J’avais même réussi à ne plus trop penser à toi de façon assidue, cette sale manie de vouloir savoir ce que tu devenais s’estompait. Cette sale manie qui tant de fois m’a dérangé, tant d’instants gâchés.
Mais voilà, ce matin je constate quand même qu’une habitude est pourtant restée bien ancrée dans ma façon de fonctionner.
Ce dernier usage gardé malgré ton départ, celui de continuer à dormir de ce même coté du lit.
Peut-être est-ce une attitude inconsciente prouvant que je n’arrive pas à me délivrer du chagrin. Tu m’as quitté. La place dans ce lit reste vide et j’ai mal, du mal à admettre que c’est un espace maintenant libre. Je regarde ce lit à moitié défait, et pense à du vide…
Moi qui avais la sensation, le sentiment que la nuit le monde m’appartenait
