Ancien texte remanié, un texte doudou dans lequel j'aime bien m'enrouler.
Dans la cuisine, chez mamé ….
Quand on ouvrait un fameux placard , celui du haut , fallait se mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir atteindre la poignée de porte, puis les gateaux .
Des roses , des jaunes, des acidulés , des au chocolat. Ils étaient tous là, ces appétits prisonniers ; ils attendaient 4 heures, le « tant » du goûter.
Un goût particulier persiste en mémoire, saveur de pêcher de gourmandise, se hisser vers un curieux désir: une odeur de friandise, le bruit d'un emballage hâtivement déchiré, un trésor englouti.
Il était quasi magique ce casier parce que toujours garni. La porte mouche claquait derrière nous quand ma sœur Domy et moi, nous chapardions.
Mine de rien, mine de crayon, têtes d’anges, assises et bien rangées sur le banc, quelques grains de sucre sur la joue trahissaient notre larcin.
Atteindre la porte du placard d’en haut enfin trouver et croquer un arc-en-ciel.
Je me souviens, Lune emprisonne sa tête entre ses mains, des hiers qui collent comme des bonbons.
Aujourd’hui, je tente de stopper certaines soifs et certaines faims, en vain … C’est con ! Totalement féminin.
Juste pour vérifier à quoi cela ressemble une envie, une jolie, une éphèmère joie, un désir !
